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langeac
Description du blog :
Bienvenue dans la mémoire de Langeac, ville du Haut-Allier en Haute-Loire, région Auvergne.
Catégorie :
Blog Blogzine
Date de création :
22.04.2008
Dernière mise à jour :
07.11.2009

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Video "La Belle Journée"

Publié le 30/07/2009 à 08:58 par langeac Tags : LANGEAC LANGEADOIS HAUTE LOIRE

Voici le reportage réalisé par TV Haute-Loire lors de "La Belle journée" 2009

 

 


"LA BELLE JOURNEE " LANGEAC FETE LE MARQUIS DE LAFAYETTE
envoyé par clicvelay.

 



La Fayette et Langeac - Génèse de La Belle Journée

Publié le 23/07/2009 à 22:08 par langeac Tags : la fayette langeac marquisat
La Fayette et  Langeac  - Génèse de La Belle Journée

 

LA BELLE JOURNEE

Ou la relation fidèle de la fête donnée à

M. Le Marquis de La Fayette

Par les habitants de Langeac le 13 aout 1786

 

 

 

 

            Les habitants de la ville de Langeac avaient vu s’éteindre l’antique race de leurs seigneurs. Aux Langeac avaient succédé les La Rochefoucauld (…). Les La Rochefoucauld-Langeac eux-mêmes, après avoir recueilli le nom et les armes de la maison d’Urfé, devaient s’éteindre à leur tour, en la personne de Louis-Christophe de La Rochefoucauld Lascaris d’Urfé, grand bailli du pays et comté de Forez, mestre de camp de cavalerie, mort de la petite vérole, au camp, près de Tortone, dans le Milanais, le 7 janvier 1734, dans la trentième année de son âge. Sa femme Jeanne Camus de Pontcarré lui survécut plus de trente ans. Elle travailla sans relâche à la recherche de la pierre philosophale et dissipa plus de 1 500 000 livres. Louis-Christophe de La Rochefoucauld  avait eu trois enfants, un fils Alexandre François mort à l’âge de neuf ans, deux filles Adélaide-Marie-Thérèse et Agnès-Marie.

            Adélaide-Marie-Thérèse épousa le 7 mai 1754 Alexis-Jean marquis du Chastellet (…) à qui elle transmit les titres de marquis de Langeac et autres. De vastes terres accompagnaient ces titres, mais malgrè ces apparences de richesse, la fortune des La Rochefoucauld-Langeac était déjà, depuis bien des années, fort ébranlée. Plusieurs terres considérables étaient engagées, et malheureusement la marquise était trop frivole, le marquis trop faible et trop peu ménager de ses biens pour pouvoir se préserver d’une ruine prochaine.

            Dès 1755, plusieurs de ces terres furent saisies réellement à la requête d’un sieur Gallien, prête-nom de Me Lejay, notaire à Paris, qui était intiment lié avec le marquis du Chastellet. Dans le but de paralyser l’effet de ces saisies, ce dernier et sa femme firent le 3 septembre 1759, par devant le même notaire et son collègue, un abandonnement général et indéfini de tous leurs biens à leurs créanciers. Bientôt, le marquis fut forcé de poursuivre pour cause de folie l’interdiction de sa femme, et le 27 janvier 1761, devant les mêmes notaires, tant en son nom que comme curateur de celle-ci, il renouvela l’acte du 3 septembre 1759. Le marquis mourût le 5 mai 1761,complètement ruiné en prise avec les procureurs, les huissiers, les commissaires aux saisies,  la marquise par ordre du roi fût enfermée dans un couvent pour le reste de ces jours.

            Les biens de madame de Chastellet furent alors vendus par décret(…), les terres seigneuries de Langeac, de Saint Ilpize et d’Arlet furent adjugées moyennant la somme de 440 000 livres, par arrêt du parlement de Paris, du 25 juin 1765, à dame Marie-Magdeleine-Joseph-Aglaée de Cusacque, marquise de Lespinasse-Langeac, épouse non commune en bien et autorisée de son mari, Etienne-Joseph de Lespinasse, colonel du régiment des grenadiers royaux de son nom, gouverneur du château de Pierre-Pertuse, chevalier de l’ordre royal et militaire Saint Louis et commandeur de l’ordre de Saint-Lazare. La nouvelle marquise de Langeac était alors souffrante : elle ne put aller elle-même prendre possession de ses terres. Elle nomma le comte Philippe-Auguste Radix de Saint-Foy. Il vint en Auvergne accomplir ces formalités au mois de juillet de la même année. (…) La marquise n’exécuta jamais le voyage jusqu’en Auvergne, mais à peine eut-elle pris possession de ses terres qu’elle s’empressa de contrarier les habitants de Langeac dans leur administration intérieur, de diminuer l’importance de la ville et de faire rechercher tous les plus petit droits féodaux qu’elle pouvait prétendre sur ces vassaux. Cette recherche fut exercée par de nombreux agents qui n’y mirent aucun tempérament et porta sur les grands intérêts comme sur les points les plus mesquins. Brisant tous les obstacles, usant même des lettres de cachet, pour éloigner de la ville les citoyens qui tentaient de s’opposer à ses entreprises, elle en vint à faire peser sur tous un joug si lourd, que l’annonce de sa mort fût reçue à Langeac et dans les environs comme l’approche d’une délivrance. 

            Langeac échut alors à son second fils Egide-Louis-Edme-Joseph de Lespinasse, chevalier de Langeac (…) qui manifesta l’intention de vendre la seigneurie au vu de l’état de ses finances.

 

            Le marquisat de Langeac était une des seigneuries les plus importantes d’Auvergne. Son chef lieu, placé dans une ville située sur la rive gauche de l’Allier, riche et populeuse, se reliait alors, non seulement avec Brioude et le reste de la province, mais encore avec tout le midi de la France par la route du Gévaudan, qui ne présentait plus q’une lacune, près de Saugues. Les habitants étaient industrieux, et s’appliquaient au commerce. Les tanneries, les ganteries et blanchisseries commençaient il est vrai à décliner, mais la richesse du pays allait s’augmenter des ressources naturelles du sol(…)

 

            La terre de Langeac ne resterait donc point sans seigneurs, là n’était point la crainte des Langeadois. Mais il leur importait surtout de ne plus se retrouver en face des exigences de seigneurs aussi despotes qu’Aglaé de Cusacque. Aussi s’intriguèrent-ils pour se donner un maître de leur choix. Leur espérance se porta sur le fils unique d’Adélaide –Marie-Thérèse La Rochefoucauld-Langeac, qui avait pris part avec Lafayette à la guerre d’indépendance américaine. Celui-ci déclina l’offre par manque de trésorie.

 

            Mais le plus grand nombre de Langeadois avait visé plus haut en pensant à leur voisin proche et très puissant seigneur messire Marie-Paul-Joseph-Roch-Ives-Gilbert de Mottier, chevalier, marquis de La Fayette, baron de Vissac, seigneur des terres et seigneuries de Chavaniac, Siaugues St Romain, Lafayette, La Rivière et autres places., maréchal des camps et armées du roi, major-général au service des Etats-Unis d’Amérique septentrionale. (…)

           Aux Langeadois, le marquis paraissait le seigneur le plus accompli et le plus désirable, la ville lui exprima son désir de lui appartenir et les notables de la ville lui adressèrent un compliment dont le marquis de Lafayette sembla rester sourd jusqu’au 18 avril 1786 où le marquis fit l’acquisition du chevalier de Langeac, de la terre et seigneurie de Langeac moyennant la somme de 188 000 livres. Cette heureuse nouvelle fut reçue avec la plus grande allégresse. Les habitants prirent aussitôt une délibération solennelle , dont le texte mérite d’être rapporté ici dans son entier :

 

            « Aujourd’hui 28 avril 1786, avant midi, assemblée des habitants a été convoquée et tenue au lieu et en la manière ordinaire, à laquelle sieur Jean Pascon, 1er consul, a rapporté : que M le marquis De Lafayette avait enfin fait l’acquisition de la terre de Langeac, que cet évènement tant désiré, était des plus heureux pour les habitants, par le crédit et les excellentes qualités de ce seigneur ; qu’il convenait d’envoyer des députés à madame la comtesse de Chavaniac, sa tante, pour lui témoigner la joie et le contentement de la ville, en apprenant la nouvelle ; qu’il convenait encore d’écrire, au nom de la ville, à M. le marquis, pour l’assurer du plaisir qu’elle a de lui appartenir et lui vouer un attachement aussi respectueux qu’inviolable.

 

            « Sur ce, les habitants, marquant leur satisfaction, ont dit qu’ils étaient d’autant plus flattés d’avoir pour seigneur, M. le marquis De Lafayette, qu’il est descendant d’une maison voisine de cette ville, illustre, chérie, dont ils ont dans tous les temps éprouvés les bontés et qu’il est lui-même distingué par des exploits éclatants, ainsi que par son affabilité et sa bienfaisance. ; en conséquence, ils ont nommés pour leurs députés ledit sieur Pascon, messires Guillaume-Alban Costet et Paul Amable de Rozière, avocats en parlement, et monsieur Jean-Baptiste-Marie Chanteloube Tuja, docteur en médecine, lesquels ils chargent aussi d’écrire, au nom de tous, à M. le marquis pour lui exprimer les sentiments dont ils sont pénétrés et les autorisent à lui envoyer copie de la présente délibération ; et afin que la joie ressentie devienne publique, il a été arrêté que dimanche prochain, il serait fait des réjouissances et que la présente délibération serait inscrite sur les registres. »                    

 

 

…….. à suivre

 

source : "La Belle Journée, édité par Archives et Mémoires du Jacquemart Langeadois" imprimerie Watel , Brioude 1976

 

 

VIDEO VIVRE EN LANGEADOIS

Publié le 15/07/2009 à 13:54 par langeac

Le train touristique des gorges d'allier

Publié le 11/07/2009 à 13:40 par langeac

Reportage vidéo TV Haute-Loire (clicvelay.fr)

 

 


LE TRAIN TOURISTIQUE DES GORGES DE L'ALLIER
envoyé par clicvelay.

 

 

 

 

VIDEO REPORTAGE TV HAUTE-LOIRE

Publié le 10/07/2009 à 19:45 par langeac

REPORTAGE TV HAUTE-LOIRE - EXPOSITION JADALI - SAFIR

Publié le 10/07/2009 à 10:52 par langeac
REPORTAGE TV HAUTE-LOIRE - EXPOSITION JADALI - SAFIR

Exposition "Salon de l'automobile miniature langeadoise, Quand Langeac fabriquait des voitures miniatures"

 


le 07/07/2009, lors du vernissage de l'exposition d'été du Jacquemart, l'équipe de TV Haute-Loire (clicvelay.fr) a réalisé un reportage vidéo, la vidéo est en accès direct à partir du blog dans l'article suivant.

 

photo : Jacques Gouttman industriel (société SIFMA marque JADALI - SAFIR) à Langeac le 07/07/2009 pour le vernissage de l'exposition.

 

 

 

La place Navarin en 1914

Publié le 09/07/2009 à 20:41 par langeac
La place Navarin en 1914

Vue d'antan

 

CPA de la place Navarin en 1914, où était implantée l'une des fontaines de la ville supprimée en 1912 avec celle du quai Voltaire suite à la mise en place d'un plan général des conduites de distribution, du nombre et d'installation des appareils de puisage.

 

A lire : L'eau et les fontaines à LANGEAC

"Bulletin de liaison de l'association culturelle Le Jacquemart - Arts, Histoire et Traditions en Langeadois"  2009 N°30

Photographie animée de la poste en 1909

Publié le 09/07/2009 à 11:13 par langeac
Photographie animée de la poste en 1909

Vue d'antan

 

Photographie animée de la poste de Langeac datée de 1909, avec probablement le personnel posant devant le photographe.

 

 

Comment Langeac est entrée dans la vie nationale ...

Publié le 02/07/2009 à 16:20 par langeac
Comment Langeac est entrée dans la vie nationale ...

 
     Comment Langeac est entrée dans la vie nationale
              (par Gérard Chevassus - Mai 1996)


 

 

1/ Un certain 20 Mai 1335 à Langeac

         Que se passait-il à Langeac ce matin du 18 mai 1335 ?
 

        Depuis l’aube, la petite ville résonnait sous les coups de marteau ; partout des branches de feuillages en guirlandes, en couronnes, en arceaux. Les maisons des notables et des riches marchands se paraient des plus riches étoffes, celles que l’on conservait précieusement dans les lourds coffres bardés de fer et parfumés d’épices.

         Une agitation fébrile parcourait les ruelles d’où montaient des effluves tantôt fétides, tantôt gouleyantes de rôti d’oignons.

         Des commis passaient ployant sous le poids des pièces de drap de laine tandis que les forgerons achevaient fébrilement les commandes de milliers de clous.
         Les portes grandes ouvertes de l’église St Gal laissaient filtrer les échos de chants d’action de grâces tandis que les cloches sonnaient « à chacune les heures canoniales » appelant chanoines et convers aux offices du matin.
         Les notaires aux amples robes bordées de cols de fourrure passaient, l’air important, leurs commis d’affaires trottinant sous le poids d’immenses rouleaux et de lourds écritoires.
         Sur la berge de l’Allier, on mettait la dernière main à une grande arche de feuillage piquée des premières fleurs du printemps.
         Quel puissant seigneur attendait-on ? était-ce le Roi en personne ?
         Depuis plusieurs jours la nouvelle en avait été annoncée à tous les carrefours aux badauds et aux gamins ahuris.
         «Messire et puissant seigneur Humbert deuxième du nom, dauphin de Viennois, Duc de Champsaur, Comte de Vienne, de Gap et d’Embrun, Principe de Briançon, Comte d’Albon et de la Tour du Pin venait visiter sa bonne ville de Langeac et recevoir l’hommage de ses vassaux ».
         Messire Humbert avait besoin d’argent et se rendait à Paris ; il avait choisi le parti du Roi Philippe VI de Valois, son suzerain, dans la guerre que celui-ci menait contre les prétentions du Roi Edouard III d’Angleterre. Et comme le voisin le plus obstiné et le plus agressif de Messire Humbert était le Comte Amédé de Savoie et qu’il avait choisi, lui, le parti opposé, le seigneur Dauphin devait entretenir une armée qui lui coûtait très cher. Et voila que la guerre se réveillait de nouveau entre la France et l’Angleterre ; une guerre est lourde charge et le dauphin pensait qu’une alliance avec son suzerain le Roi de France valait bien quelques efforts financiers de sa part.

         Et voila pour quelle raison, il se rendait au Palais de la Cité à moins que ce soit dans la Tour du Temple où était entreposé le trésor royal sur lequel il détenait une bonne et confortable créance qui lui serait comptée en monnaie de Florence.      

         Comment en était on arrivé là et comment Langeac était-elle devenue possession des Dauphins de Viennois, ces puissants princes dont les terres, situées outre Rhône, relevaient jusque là du Saint Empire Romain Germanique et non du Roi de France ?
         Pour le moment suivons Monseigneur le Dauphin qui vient passer quelques jours au Puy où il a été solennellement reçu par le Seigneur Evêque, Messire Bernard Brun et tout le chapitre de chanoines dont il fait partie, comme ses ancêtres, en qualité de membre honoraire.
         Après avoir passé le pont tout nouvellement réparé, il est accueilli par le chapitre canonial de Saint Gal tout entier, revêtu des ses habits de chœur, précédé du clergé et du Prévôt qui a été spécialement commis par le sourcilleux seigneur abbé de la Chaise-Dieu, Messire Jean Chandorat dont dépend l’église Saint Gal depuis l’accord conclu en 1220 entre ses prédécesseurs et le chapitre des chanoines de Brioude.
         Plus modestement le précepteur de l’hôpital de Saint-Jean-de-Jérusalem se tient en retrait mais en avant d’un grand concours de hobereaux, notables et marchands. Car Langeac n’a encore ni charte ni corps municipal. La ville dépend de plusieurs seigneurs qui, en principe, possèdent chacun un logis et une tour, une bannière et  des officiers qui perçoivent en leurs noms, rentes, cens et redevances.


         Langeac avait bien reçu du Roi Philippe IV le Bel l’autorisation de s’entourer de murailles ; son grand oncle Alphonse de Poitiers, jeune frère du roi Saint Louis, avait entrepris d’organiser et de clore de murs toutes les villes de son domaine d’Auvergne (dont Langeac) mais la mort, en 1271, l’avait empêché de réaliser son projet. Et l’Auvergne appartenait également au duché d’Aquitaine dont le titulaire, en vertu de l’héritage des immenses domaines des Plantagenêt, était le Roi d’Angleterre ; situation très inconfortable pour Langeac.


         Tant que le conflit entre les deux royaumes se limitait aux guerres d’escarmouches, Langeac se trouvait éloigné des théâtres d’opérations. Les choses devinrent plus sérieuses à la mort du Roi Philippe IV le Bel en 1318. Lui succédèrent successivement ses trois fils Louis X dit le Hutin, qui régna moins de deux ans, Philippe V dit le Long pendant six ans, enfin Charles IV qui mourut ne laissant que des filles.

         Les grands seigneurs du royaume peu enclins à reconnaître comme Roi Edouard III d’Angleterre, beau frère du défunt, invoquèrent une coutume circonstancielle excluant les femmes de la succession au trône de France, pour l’écarter du pouvoir.

         La couronne passa donc à un neveu de Philippe le Bel, Philippe VI de Valois mais le Roi d’Angleterre qui entendait faire valoir ses droits à la succession se proposait d’entreprendre la conquête du royaume.
         En 1335 la tension montait ; on entreprit de clore Langeac de bonnes et fortes murailles.

         Revenons au Dauphin et à la bonne ville de Langeac toute agitée de clameurs de fête.
         Le cortège delphinal pénétra sans doute par la porte toute neuve qui fait face au pont, celle que l’on désignera plus tard du nom de Las Farghas et qui conduit tout droit au château, le véritable siège de la souveraineté royale et qui dresse sa haute tour carrée au sein du quartier que l’on nommera longtemps encore, la Souveraine. Dans son ombre la prévôté royale instituée depuis peu qui abrite la chancellerie dont le titulaire détient le sceau et le droit de prévention sur toutes les justices des seigneurs locaux et voisins. Des sergents au nombre de six ou huit sont rangés e, armes, cotte de maille et « bassinet » sur la tête.

         Il n’y a pas loin de la tour royale à l’église Saint Gal. Conduit par les chanoines, les clercs et les officiers, le Dauphin est accueilli par l’archiprêtre, peut-être Raymond de Pralat, car depuis 1317 Langeac est le siège d’un archiprêtré du nouvel évêché de Saint Flour, au même titre qu’Aurillac et Brioude.

         Tout le clergé et le peuple entonnent un « Te Deum » d’actions de grâces et Messire Humbert dont chacun connaît la foi profonde reçoit la communion.

          Mais où est logé le seigneur Dauphin et sa suite ? Certainement pas dans la grosse tour carrée, très inconfortable et qui se dresse comme un symbole de la souveraineté éminente du Roi et de toutes les justices qui y sont attachées.
         Le choix se porte sur un hôtel situé en ville et sans doute inoccupé depuis la mort de son propriétaire Béraud de Cusse en son vivant damoiseau, vassal de Dauphin et dontla veuve et les héritiers s’honorent de le recevoir. Pour Messire Humbert habitué à résider dans ses luxueux domaines des Pouilles ou de Provence, l’hospitalité est un peu rugueuse mais il faut bien s’en contenter.

         Il restera deu jours et deux nuits, accompagné de son escorte de chevaliers et de gens d’armes, ses chapelains mais aussi ses conseillers et juristes, dom Soffredo le Noir « doctore decretorum » (docteur en décrets), Nicolas de Constance « doctore legorum » (docteur en lois) chevalier, Béraud de Saint Elbe « miles » (chevalier), Blaise de Grand Vaux « domicellus » (damoiseau) et Humbert Pilat son dévoué secrétaire à qui nous devons de connaître les prestations d’hommage qu’il nous a fidèlement rapportées. « Homagia praestito domino Dalphino in arvenia per quasdam nobiles de dicta terra pro feudis quae ab ipso tenebantur ».

         Il se fait tard et la nuit vient rapidement encore au mois de mai, aussi les vassaux sont-ils convoqués pour le lendemain 19 et le surlendemain 20 suivant leur rang et l’importance de leurs fiefs.       (...)  


Source : Mr G.CHEVASSUS


           

EXPO "Quand Langeac fabriquait des véhicules miniatures"

Publié le 27/06/2009 à 14:57 par langeac
EXPO "Quand Langeac fabriquait des véhicules miniatures"

Exposition d'été au Jacquemart

 

 

Le Jacquemart – Arts, histoire et traditions en Langeadois vous invite à venir découvrir son exposition d’été  « Salon de l’Automobile miniature Langeadoise, Quand Langeac fabriquait des véhicules miniatures »

 

Dans les années 50, Langeac a compté deux fabriques de véhicules miniatures. 

« La SIFMA » de Mr Gouttman  produit les modèles JADALI et coproduit les miniatures SAFIR, la matière première est le zamack, un alliage.

« Les Plastiques Ouvrés » société de Mr Camagna fabrique des miniatures à base de billes de plastique qui sont ensuite moulées.  

 

L’exposition vous fera découvrir ces modèles fabriqués à Langeac ainsi que d’autres miniatures de collection ou plus exotiques… mais aussi vous pourrez visiter le Jacquemart et ses expositions permanentes...

 

Ouverture de l’exposition :

 

du 08/07/2009 au 29/08/2009 tous les jours sauf dimanche de 14h30 à 18h30

du 01 au 30 septembre sur rendez vous – ouverte pour les journées du patrimoine

 

1 place de la Liberté (place de l’église) 43300 Langeac